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dimanche 1 janvier 2012
mercredi 28 décembre 2011
Vive le Père Noël
vendredi 24 juin 2011
Nationale 2011
Dok

Elée
Itou
Elba
Igor
Dimanche 12 juin c’est déroulé à MONTIGNY LE GANNELON(28) la 33éme nationale d’élevage du Braque Allemand organisée par James-Edgard HASLE et son équipe à qui j’adresse mes félicitations pour cette organisation.
Nous présentions deux de nos chiens :
-DOK de la Lande de Mestry en classe ouverte fait un EXC.
-ELEE du Pied du Mont en classe travail fait un TB.
2 fils d’ULTRA de l’élevage du Clos du Rêve d’Or et une fille de l’élevage de la Vallée des Dunes étaient présentés.
-Itou du Clos du Rêve d’Or en classe intermédiaire fait un 2ème EXC.
-Igor du Clos du Rêve d’Or en classe travail EXC. Nous a donné beaucoup d’émotion, resté sur le ring avec 4 autres chiens n’a finalement pas été retenu dans les 4.
-Elba de la Vallée des Dunes fait un Exc également, en classe intermédiaire.
Nous avons passés une très agréable journée.
Itou
Elba
IgorNous présentions deux de nos chiens :
-DOK de la Lande de Mestry en classe ouverte fait un EXC.
-ELEE du Pied du Mont en classe travail fait un TB.
2 fils d’ULTRA de l’élevage du Clos du Rêve d’Or et une fille de l’élevage de la Vallée des Dunes étaient présentés.
-Itou du Clos du Rêve d’Or en classe intermédiaire fait un 2ème EXC.
-Igor du Clos du Rêve d’Or en classe travail EXC. Nous a donné beaucoup d’émotion, resté sur le ring avec 4 autres chiens n’a finalement pas été retenu dans les 4.
-Elba de la Vallée des Dunes fait un Exc également, en classe intermédiaire.
Nous avons passés une très agréable journée.
mercredi 20 avril 2011
Retour des fields
Igor du clos du rêve d'or
(Carat du clos du rêve d'or x
Ultra de la vallée des dunes)
avec son propriètaire, dresseur,
conducteur Paul NAETS
(Carat du clos du rêve d'or x
Ultra de la vallée des dunes)
avec son propriètaire, dresseur,
conducteur Paul NAETS
Iago du clos du rêve d'or
( Carat du clos du rêve d'or x
Ultra de la vallée des dunes)
avec son propriètaire et
producteur Gianni FASCELLA.
Dresseur, conducteur:
Philippe MONTGRENIER
Très mauvais résultats cette année pour mes chiens. Antilles n’a jamais été réellement dans le coup, Dok et Elée n’étant pas complètement prêts par le manque de temps et d’oiseaux à l’entraînement, cela ne pardonne pas.
Je retiendrais de ce printemps, les bons moments de convivialité passés avec les copains et le titre de Trialer pour 2 jeunes frères de 17 mois fils d’Ultra : Iago et Igor du clos du rève d’or.
Je retiendrais de ce printemps, les bons moments de convivialité passés avec les copains et le titre de Trialer pour 2 jeunes frères de 17 mois fils d’Ultra : Iago et Igor du clos du rève d’or.
jeudi 3 février 2011
Bientôt des petits braques
Uria de la la vallée des Dunes : Championne internationale de beauté, 1ère classe champion nationale d'élevage 2010, trialer, BICP 2, Elite B

Uria de la vallée des Dunes, sœur d’Ultra, attend des chiots pour le mois prochain.
Le père : Enzo du clos des Morandes.
Pourquoi ce choix : Enzo est un jeune chien qui m’a beaucoup plu lorsque je l’ai vu en concours cet automne. Voir l’article intitulé «Découverte d’un futur grand » du 03 octobre sur ce blog.
Ayant été très satisfait de la 1ère portée qui m’a donné Dok, j’ai souhaité de nouveau des chiots d’Uria.
Le père : Enzo du clos des Morandes.
Pourquoi ce choix : Enzo est un jeune chien qui m’a beaucoup plu lorsque je l’ai vu en concours cet automne. Voir l’article intitulé «Découverte d’un futur grand » du 03 octobre sur ce blog.
Ayant été très satisfait de la 1ère portée qui m’a donné Dok, j’ai souhaité de nouveau des chiots d’Uria.
cathviel@free.fr
dimanche 2 janvier 2011
BONNE ANNEE
lundi 13 décembre 2010
La conduite en couple
En fields trial, la conduite des chiens n'est pas toujours bien exécutée. C'est pourquoi la lecture de cet article écrit par Daniel PROVOST, dresseur professionnel devenu juge de travail, est fort intérréssant.
SAVOIR CONDUIRE EN COUPLE par Daniel PROVOST
Non, je ne veux pas parler de cette vieille institution qui gère nos activités canines, mais du « Savoir Conduire en Couple ».
Au cours d'une trentaine d'années de présentations, il apparaît toujours un manque évident de formation chez de nombreux présentateurs jeunes ou moins jeunes, voire parmi les professionnels. L'application du nouveau règlement avec l'arrivée à mon avis trop hâtif de chiens immatures me fait craindre une nouvelle dégradation de ces prestations.
Aucun club, aucune structure n'existe permettant aux nouveaux venus de se familiariser avec la conduite en field-trial en général et à plus forte raison en couple.
Essayons d'imaginer un type de parcours avec le maximum de situations pouvant se présenter durant ces petites 15 minutes.
Commençons par l'appel du matin, qui souvent...n'existe plus ! Il est donc bon de s'informer de son jury, faire connaître sa présence et surtout celle de son chien, et de son ordre de passage. Je cherche mon chien « VAINQUEUR » sur une liste généralement affichée. Ça y est, il court contre « VAILLANTE » affichés comme suit:
Couple 1 : VAINQUEUR / VAILLANTE
J'arrive sur le terrain :
DE QUEL COTE DOIS-JE ME PLACER ?
La coutume veut que le premier chien cité est à gauche. Le juge notera ce chien sur la gauche de son carnet ou sur le haut de sa page s'il n'en utilise qu'une. Chacun ses habitudes.
Me voici sur le terrain: C'est à nous. Un conseil: si pour arriver aux juges, vous devez traverser le terrain, arrivez toujours le plus loin possible derrière les juges, surtout si vous devez lâcher du côté d'où vous arrivez. Dans ce cas n'hésitez pas à vous éloignez d'une bonne vingtaine de mètres et revenir dans la direction qu'il vous sera demandé de lâcher. Le chien n'aime pas partir dans la direction d'où il vient et à coup sûr vous raterez sa mise en place par un lacet coupé voire un beau lacet en dedans. Ceci est d'une importance capitale pour un barrage ou en grande quête mais ne doit pas être négligé au départ de tout concours.
Coup de trompette: c'est parti.
JE LACHE BIEN SUR LE COTE OU DEVANT ?
( pour que mon chien prenne le plus rapidement le dessus )
Par correction pour votre concurrent, assurez-vous d'abord qu'il est bien prêt: un regard, un simple signe de la tête... et c'est parti. Rien de plus désagréable qu'un concurrent qui lâche sans le moindre regard lui permettant de s'assurer que je suis prêt.
La quête en couple est d'abord le partage du terrain et pour un beau découplé les 2 chiens doivent bien prendre leur terrain chacun de leur côté. Je lâche donc bien sur le côté en l'accompagnant quelques mètres et me tiens prêt, sifflet en bouche pour intervenir immédiatement si mon chien manifeste le désir d'aller voir son concurrent.
VAINQUEUR démarre fort, mais se met mal en place, ouvre beaucoup et si je n'interviens pas, il va me sortir de la main ou je vais me « faire virer ».
JE SIFFLE ?
JE LAISSE ALLER pour ne pas déranger mon concurrent?
Je vais siffler mais au préalable, j'avertis mon collègue que je vais devoir intervenir et j'essaie de choisir le moment qui dérangera le moins son chien: je vérifie surtout qu'il n'est pas en remontée d'émanation et qu'il n'est pas trop près de moi. Il arrive qu'un coup de sifflet, lorsqu'il est en bout de lacet soit utile aux deux !...
Deux ou trois lacets de plus et c'est la bagarre: VAINQUEUR sent qu'il a fort à faire et se «met en remorque» derrière sa concurrente qui sentant cet intrus «aux fesses» va chercher à s'en débarrasser en allongeant son lacet. Oui mais voilà, si l'un ne tourne pas, l'autre ne tournera pas non plus… et c'est la sortie de main assurée. Que faire?
JE SIFFLE ? J' ATTENDS QUE MON CONCURRENT LE FASSE ?
Dans ce cas présent, le mieux est que mon concurrent devienne mon allié: l'union fait la force: « Allez... on siffle » et c'est ensemble en sortant tout ce que nous avons dans les poumons que nous avons la meilleure chance de rentrer tout le monde. C'est bon, ça a marché.
Oui mais voilà, VAINQUEUR est toujours derrière et de ce fait perd toute chance d'être le premier sur les oiseaux. Que dois-je faire?
INTERVENIR ?
LAISSER FAIRE pour ne pas déranger mon concurrent ?
Si conduire sobrement est recommandé, en aucun cas ceci n'implique de rester passif.
Je suis là pour CONDUIRE mon chien et lui donner toutes ses chances. Si le sifflet est le moyen le plus utilisé, il ne faut pas oublier que les gestes et surtout les déplacements sont des moyens souvent moins perturbants et à ne pas négliger. Le problème est d'attirer l'attention du chien pour qu'il me voie.
Les chiens ont un peu ouvert et pour intervenir il faut se rapprocher. Lorsque les chiens reviennent, je commence à courir modérément en diagonale et dans leur direction en tendant le bras dans cette même direction pour aider le chien concurrent à poursuivre son lacet.
Dès que celui-ci est passé je cours immédiatement dans l'autre direction en changeant de bras pour couper le lacet de VAINQUEUR et le renvoyer dans le sens opposé, puis je reviens me repositionner près de mon concurrent.
A ce propos, je pense que c'est beaucoup plus à la silhouette et à notre manière de nous déplacer que les chiens nous reconnaissent sur le terrain, que les différentes couleurs ou tenues que nous tentons d'utiliser d'où l'utilité à ne pas hésiter d'accompagner nos chiens par les gestes et déplacements sur le terrain, en pensant toujours à revenir prendre sa place.
Tout est rentré dans l'ordre et VAINQUEUR qui a compris par mon intervention qu'i] fallait redevenir sérieux, se met enfin à chasser et au lacet suivant contrôle une émanation et se fige en arrêt loin sur la gauche.
JE COURS au plus vite pour conclure le point ?
J'ATTENDS l'arrivée de son concurrent ?
Si le concurrent est loin, rien ne vous empêche de courir un peu pour vous rapprocher de l'action et éventuellement faire voler les oiseaux ce qui validerait le point, mais attention, il faut être très vigilant et surveiller l'éventuelle arrivée du chien et dans ce cas arrêter immédiatement la course, y compris la marche et rester totalement immobile pour qu'il puisse effectuer un patron dans les meilleures conditions.
Le chien concurrent effectue un parfait patron:
JE PEUX DONC ALLER SERVIR mon chien?
JE DOIS ATTENDRE L'ARRIVEE du conducteur à son chien?
Le simple fait de reprendre la marche et à plus forte raison de faire couler a de fortes chances d'entraîner le chien et quitter son patron. Je m'approche à sa hauteur mais en aucun cas ne le dépasse et j'attends l'arrivée de son conducteur avant d'aller servir. Mon concurrent est sûr de son chien, il m'autorise à le faire: même dans ce cas, j'y vais sans précipitation et en le surveillant tant qu'il n'est pas près de lui.
Le point est pris. Retour aux juges pour relancer. De quel côté dois-je me placer?
JE REPRENDS MA PLACE du début de concours?
J'ATTENDS QUE L'ON ME DESIGNE LE COTE D'OÙ JE DOIS LACHER ?
Normalement je repars du côté opposé, mais si le juge principal ne me dit rien, je demande par courtoisie à mon concurrent qui lui n'a pas de point de quel côté il veut repartir.
C'est relancé et au lacet suivant une nouvelle fois VAINQUEUR prend un arrêt à gauche.
Coulé... Rien. Retour aux juges.
JE RELANCE DU MEME COTE POUR VERIFIER?
C'EST A MON PARTENAIRE DE VERIFIER?
VAINQUEUR n'a pas conclu, c'est à son partenaire de vérifier et je dois me placer à droite, la pause d'arrêt ayant été prise à gauche. Si je n'avais pas de point, rien ne m'empêche de laisser partir mon chien du même côté. Avec un point... cela n'est ni sportif... ni judicieux de prendre de nouveaux risques.
VAINQUEUR avait peut-être raison et manqué de décision car dans la même direction son concurrent va prendre une pose d'arrêt. VAINQUEUR est loin et je crains qu'il ne me sorte de la main.
JE SIFFLE pour qu'il vienne au patron?
JE LAISSE FAIRE: advienne que pourra ?
On ne siffle iamais lorsqu'un chien est à l'arrêt. De toute façon, venir au patron n'est absolument pas une obligation, il doit simplement l'exécuter si les circonstances l'y obligent. Ca y est il revient: va-t-il patronner ? Il est encore jeune et me parait bien énervé. Il ralentit, hésite mais prend l'émanation et refuse pour aller s'assurer le point devant son concurrent.
JE RACCROCHE MON CHIEN ET LE DEGAGE ?
JE FAIS COULER PUISQUE JE SUIS DEVANT ?
La coutume est que l'on fait généralement couler le chien qui est devant, certains juges feront couler le chien qui a pris le point. Voici mon opinion:
La distance comprise entre la prise d'arrêt d'un chien et le gibier est constituée d'un cône d'émanation que l'on pourrait matérialiser par un fil qui les relie.
Si un chien passe délibérément devant et surtout dans l'axe de l'émanation, l'on peut considérer qu'il a rompu ce« fil» et coupé l'émanation de son concurrent. Par sa faute celui-ci a pu perdre le contact surtout si le gibier est en mouvement et le faire couler est lui faire prendre le risque de ne pas réussir à conclure. Il faut faire couler le chien devant.
Par contre si le chien fautif a devancé son concurrent en arrivant sur le côté et prenant le point sous un angle différent. dans ce cas je considère qu'on peut le faire raccrocher et bien le dégager pour faire effectuer le coulé du premier chien, car la qualité d'un point n'est évidemment pas seulement la prise de point mais aussi la décision et la précision avec lesquelles il montrera les oiseaux. Dans le doute, je donne un coup d’œil vers le juge le plus près de l'action qui prendra la décision.
Il faut savoir aussi qu'un juge peut éliminer votre chien même s'il n'a pas dépassé son concurrent, mais est venu prendre l'émanation à son compte en entrant dans un périmètre trop rapproché, pouvant l'inciter à lui faire commettre une faute. Des chiens habitués à chasser au bois et effectuant des patrons parfaitement corrects (quelques mètres) dans ce milieu, auront tendance à tenir les mêmes distances...et en plaine les notions sont totalement différentes.
Je suis donc éliminé, mais il reste encore du temps à mon concurrent, et considérant que VAINQUEUR est suffisamment sérieux pour ne pas perturber la fin du parcours, les juges après accord de mon collègue me demandent si j'accepte de continuer, ce que je fais bien évidemment.
Par courtoisie, je laisse à mon concurrent le soin de choisir son côté et découpler le premier. J'évite de pousser VAINQUEUR et le laisse s'exprimer sans aucune sollicitation.
Quoi de plus désagréable que de voir un concurrent encourager et pousser son chien alors qu'il est éliminé. J'aurais pas mal d'anecdotes à raconter à ce sujet... mais préfère m'abstenir !
Il est très important de savoir également que le règlement stipule qu'un by doit être un chien du concours. Pour des raisons de disponibilités, cette règle est parfois abrogée, mais il est bon de s'en souvenir car une réclamation peut toujours être déposée (dans le cas d'une épreuve internationale par exemple).
VAINQUEUR joue donc le rôle de by, mais en profite pleinement, il domine et va prendre une pose d'arrêt sur la droite. Patron du concurrent. Je vais servir.
JE FAIS COULER ?
JE RACCROCHE pour laisser une seconde chance à mon concurrent ?
Je fais couler. Le chien qui court en by doit courir normalement et accomplir toutes les actions rencontrées dans son parcours. Si mon concurrent n'avait pas eu de point, je pouvais par sportivité raccrocher sans faire couler, mais le juge n'est pas obligé de l'accepter et peut me contraindre à le faire. il peut aussi me demander de ne pas faire couler, pour donner sa chance à l'autre concurrent n'ayant pas de point mais ce n'est plus dans la logique du couple où l'une des qualités premières est de trouver et prendre le point le premier.
Dans le cas d'une fin de parcours, ceci se comprend pour conserver le gibier (surtout en gibier tiré) pour le couple suivant.
1 n'y avait rien. Retour aux juges. Je laisse bien sûr à mon concurrent le soin de décider s'il veut contrôler, ce qu'un juge peut exiger, puis c'est le coup de trompette final.
JE DOIS RAPPELER MON CHIEN IMMEDIATEMENT ?
JE PEUX ATTENDRE QU'IL REPASSE DEVANT MOI ?
Avant de donner le coup de trompette final, le juge s'assure (normalement) que le chien classé revient. Si ce n'était pas le cas, le chien a le droit de terminer son lacet, mais doit impérativement rentrer lorsqu'il repasse devant son conducteur, ne pas hésiter donc quand les chiens ont un peu ouvert à anticiper en courant en avant pour être au plus près lorsqu'il va repasser, et attirer son attention par son déplacement expliqué en début de sujet. Combien de fin de parcours ou de barrages perdus par manque d'anticipation pour raccrocher !
La conduite en couple nécessite donc une attention de tous les instants et une analyse immédiate des décisions à prendre. Un regard dans les trois dimensions: son chien, celui de son concurrent et son conducteur afin de garder le souci de se repositionner à ses côtés après chaque intervention, voire une analyse des réactions du jury selon la « tournure» du parcours.
Lorsque tous les paramètres sont réunis: qualité des chiens et des présentations, jury motivé et compétent, elle procure à tous ceux qui y ont goûté et la chance d'y avoir un jour gagné, une plénitude de sensations que jamais le solo ne peut égaler.
La manière dont un concurrent se comporte dans cette discipline est toujours significative d'une bonne partie de sa personnalité. Souvenez-vous-en ! Et... bonne chance.
Daniel PROVOST
SAVOIR CONDUIRE EN COUPLE par Daniel PROVOST
Non, je ne veux pas parler de cette vieille institution qui gère nos activités canines, mais du « Savoir Conduire en Couple ».
Au cours d'une trentaine d'années de présentations, il apparaît toujours un manque évident de formation chez de nombreux présentateurs jeunes ou moins jeunes, voire parmi les professionnels. L'application du nouveau règlement avec l'arrivée à mon avis trop hâtif de chiens immatures me fait craindre une nouvelle dégradation de ces prestations.
Aucun club, aucune structure n'existe permettant aux nouveaux venus de se familiariser avec la conduite en field-trial en général et à plus forte raison en couple.
Essayons d'imaginer un type de parcours avec le maximum de situations pouvant se présenter durant ces petites 15 minutes.
Commençons par l'appel du matin, qui souvent...n'existe plus ! Il est donc bon de s'informer de son jury, faire connaître sa présence et surtout celle de son chien, et de son ordre de passage. Je cherche mon chien « VAINQUEUR » sur une liste généralement affichée. Ça y est, il court contre « VAILLANTE » affichés comme suit:
Couple 1 : VAINQUEUR / VAILLANTE
J'arrive sur le terrain :
DE QUEL COTE DOIS-JE ME PLACER ?
La coutume veut que le premier chien cité est à gauche. Le juge notera ce chien sur la gauche de son carnet ou sur le haut de sa page s'il n'en utilise qu'une. Chacun ses habitudes.
Me voici sur le terrain: C'est à nous. Un conseil: si pour arriver aux juges, vous devez traverser le terrain, arrivez toujours le plus loin possible derrière les juges, surtout si vous devez lâcher du côté d'où vous arrivez. Dans ce cas n'hésitez pas à vous éloignez d'une bonne vingtaine de mètres et revenir dans la direction qu'il vous sera demandé de lâcher. Le chien n'aime pas partir dans la direction d'où il vient et à coup sûr vous raterez sa mise en place par un lacet coupé voire un beau lacet en dedans. Ceci est d'une importance capitale pour un barrage ou en grande quête mais ne doit pas être négligé au départ de tout concours.
Coup de trompette: c'est parti.
JE LACHE BIEN SUR LE COTE OU DEVANT ?
( pour que mon chien prenne le plus rapidement le dessus )
Par correction pour votre concurrent, assurez-vous d'abord qu'il est bien prêt: un regard, un simple signe de la tête... et c'est parti. Rien de plus désagréable qu'un concurrent qui lâche sans le moindre regard lui permettant de s'assurer que je suis prêt.
La quête en couple est d'abord le partage du terrain et pour un beau découplé les 2 chiens doivent bien prendre leur terrain chacun de leur côté. Je lâche donc bien sur le côté en l'accompagnant quelques mètres et me tiens prêt, sifflet en bouche pour intervenir immédiatement si mon chien manifeste le désir d'aller voir son concurrent.
VAINQUEUR démarre fort, mais se met mal en place, ouvre beaucoup et si je n'interviens pas, il va me sortir de la main ou je vais me « faire virer ».
JE SIFFLE ?
JE LAISSE ALLER pour ne pas déranger mon concurrent?
Je vais siffler mais au préalable, j'avertis mon collègue que je vais devoir intervenir et j'essaie de choisir le moment qui dérangera le moins son chien: je vérifie surtout qu'il n'est pas en remontée d'émanation et qu'il n'est pas trop près de moi. Il arrive qu'un coup de sifflet, lorsqu'il est en bout de lacet soit utile aux deux !...
Deux ou trois lacets de plus et c'est la bagarre: VAINQUEUR sent qu'il a fort à faire et se «met en remorque» derrière sa concurrente qui sentant cet intrus «aux fesses» va chercher à s'en débarrasser en allongeant son lacet. Oui mais voilà, si l'un ne tourne pas, l'autre ne tournera pas non plus… et c'est la sortie de main assurée. Que faire?
JE SIFFLE ? J' ATTENDS QUE MON CONCURRENT LE FASSE ?
Dans ce cas présent, le mieux est que mon concurrent devienne mon allié: l'union fait la force: « Allez... on siffle » et c'est ensemble en sortant tout ce que nous avons dans les poumons que nous avons la meilleure chance de rentrer tout le monde. C'est bon, ça a marché.
Oui mais voilà, VAINQUEUR est toujours derrière et de ce fait perd toute chance d'être le premier sur les oiseaux. Que dois-je faire?
INTERVENIR ?
LAISSER FAIRE pour ne pas déranger mon concurrent ?
Si conduire sobrement est recommandé, en aucun cas ceci n'implique de rester passif.
Je suis là pour CONDUIRE mon chien et lui donner toutes ses chances. Si le sifflet est le moyen le plus utilisé, il ne faut pas oublier que les gestes et surtout les déplacements sont des moyens souvent moins perturbants et à ne pas négliger. Le problème est d'attirer l'attention du chien pour qu'il me voie.
Les chiens ont un peu ouvert et pour intervenir il faut se rapprocher. Lorsque les chiens reviennent, je commence à courir modérément en diagonale et dans leur direction en tendant le bras dans cette même direction pour aider le chien concurrent à poursuivre son lacet.
Dès que celui-ci est passé je cours immédiatement dans l'autre direction en changeant de bras pour couper le lacet de VAINQUEUR et le renvoyer dans le sens opposé, puis je reviens me repositionner près de mon concurrent.
A ce propos, je pense que c'est beaucoup plus à la silhouette et à notre manière de nous déplacer que les chiens nous reconnaissent sur le terrain, que les différentes couleurs ou tenues que nous tentons d'utiliser d'où l'utilité à ne pas hésiter d'accompagner nos chiens par les gestes et déplacements sur le terrain, en pensant toujours à revenir prendre sa place.
Tout est rentré dans l'ordre et VAINQUEUR qui a compris par mon intervention qu'i] fallait redevenir sérieux, se met enfin à chasser et au lacet suivant contrôle une émanation et se fige en arrêt loin sur la gauche.
JE COURS au plus vite pour conclure le point ?
J'ATTENDS l'arrivée de son concurrent ?
Si le concurrent est loin, rien ne vous empêche de courir un peu pour vous rapprocher de l'action et éventuellement faire voler les oiseaux ce qui validerait le point, mais attention, il faut être très vigilant et surveiller l'éventuelle arrivée du chien et dans ce cas arrêter immédiatement la course, y compris la marche et rester totalement immobile pour qu'il puisse effectuer un patron dans les meilleures conditions.
Le chien concurrent effectue un parfait patron:
JE PEUX DONC ALLER SERVIR mon chien?
JE DOIS ATTENDRE L'ARRIVEE du conducteur à son chien?
Le simple fait de reprendre la marche et à plus forte raison de faire couler a de fortes chances d'entraîner le chien et quitter son patron. Je m'approche à sa hauteur mais en aucun cas ne le dépasse et j'attends l'arrivée de son conducteur avant d'aller servir. Mon concurrent est sûr de son chien, il m'autorise à le faire: même dans ce cas, j'y vais sans précipitation et en le surveillant tant qu'il n'est pas près de lui.
Le point est pris. Retour aux juges pour relancer. De quel côté dois-je me placer?
JE REPRENDS MA PLACE du début de concours?
J'ATTENDS QUE L'ON ME DESIGNE LE COTE D'OÙ JE DOIS LACHER ?
Normalement je repars du côté opposé, mais si le juge principal ne me dit rien, je demande par courtoisie à mon concurrent qui lui n'a pas de point de quel côté il veut repartir.
C'est relancé et au lacet suivant une nouvelle fois VAINQUEUR prend un arrêt à gauche.
Coulé... Rien. Retour aux juges.
JE RELANCE DU MEME COTE POUR VERIFIER?
C'EST A MON PARTENAIRE DE VERIFIER?
VAINQUEUR n'a pas conclu, c'est à son partenaire de vérifier et je dois me placer à droite, la pause d'arrêt ayant été prise à gauche. Si je n'avais pas de point, rien ne m'empêche de laisser partir mon chien du même côté. Avec un point... cela n'est ni sportif... ni judicieux de prendre de nouveaux risques.
VAINQUEUR avait peut-être raison et manqué de décision car dans la même direction son concurrent va prendre une pose d'arrêt. VAINQUEUR est loin et je crains qu'il ne me sorte de la main.
JE SIFFLE pour qu'il vienne au patron?
JE LAISSE FAIRE: advienne que pourra ?
On ne siffle iamais lorsqu'un chien est à l'arrêt. De toute façon, venir au patron n'est absolument pas une obligation, il doit simplement l'exécuter si les circonstances l'y obligent. Ca y est il revient: va-t-il patronner ? Il est encore jeune et me parait bien énervé. Il ralentit, hésite mais prend l'émanation et refuse pour aller s'assurer le point devant son concurrent.
JE RACCROCHE MON CHIEN ET LE DEGAGE ?
JE FAIS COULER PUISQUE JE SUIS DEVANT ?
La coutume est que l'on fait généralement couler le chien qui est devant, certains juges feront couler le chien qui a pris le point. Voici mon opinion:
La distance comprise entre la prise d'arrêt d'un chien et le gibier est constituée d'un cône d'émanation que l'on pourrait matérialiser par un fil qui les relie.
Si un chien passe délibérément devant et surtout dans l'axe de l'émanation, l'on peut considérer qu'il a rompu ce« fil» et coupé l'émanation de son concurrent. Par sa faute celui-ci a pu perdre le contact surtout si le gibier est en mouvement et le faire couler est lui faire prendre le risque de ne pas réussir à conclure. Il faut faire couler le chien devant.
Par contre si le chien fautif a devancé son concurrent en arrivant sur le côté et prenant le point sous un angle différent. dans ce cas je considère qu'on peut le faire raccrocher et bien le dégager pour faire effectuer le coulé du premier chien, car la qualité d'un point n'est évidemment pas seulement la prise de point mais aussi la décision et la précision avec lesquelles il montrera les oiseaux. Dans le doute, je donne un coup d’œil vers le juge le plus près de l'action qui prendra la décision.
Il faut savoir aussi qu'un juge peut éliminer votre chien même s'il n'a pas dépassé son concurrent, mais est venu prendre l'émanation à son compte en entrant dans un périmètre trop rapproché, pouvant l'inciter à lui faire commettre une faute. Des chiens habitués à chasser au bois et effectuant des patrons parfaitement corrects (quelques mètres) dans ce milieu, auront tendance à tenir les mêmes distances...et en plaine les notions sont totalement différentes.
Je suis donc éliminé, mais il reste encore du temps à mon concurrent, et considérant que VAINQUEUR est suffisamment sérieux pour ne pas perturber la fin du parcours, les juges après accord de mon collègue me demandent si j'accepte de continuer, ce que je fais bien évidemment.
Par courtoisie, je laisse à mon concurrent le soin de choisir son côté et découpler le premier. J'évite de pousser VAINQUEUR et le laisse s'exprimer sans aucune sollicitation.
Quoi de plus désagréable que de voir un concurrent encourager et pousser son chien alors qu'il est éliminé. J'aurais pas mal d'anecdotes à raconter à ce sujet... mais préfère m'abstenir !
Il est très important de savoir également que le règlement stipule qu'un by doit être un chien du concours. Pour des raisons de disponibilités, cette règle est parfois abrogée, mais il est bon de s'en souvenir car une réclamation peut toujours être déposée (dans le cas d'une épreuve internationale par exemple).
VAINQUEUR joue donc le rôle de by, mais en profite pleinement, il domine et va prendre une pose d'arrêt sur la droite. Patron du concurrent. Je vais servir.
JE FAIS COULER ?
JE RACCROCHE pour laisser une seconde chance à mon concurrent ?
Je fais couler. Le chien qui court en by doit courir normalement et accomplir toutes les actions rencontrées dans son parcours. Si mon concurrent n'avait pas eu de point, je pouvais par sportivité raccrocher sans faire couler, mais le juge n'est pas obligé de l'accepter et peut me contraindre à le faire. il peut aussi me demander de ne pas faire couler, pour donner sa chance à l'autre concurrent n'ayant pas de point mais ce n'est plus dans la logique du couple où l'une des qualités premières est de trouver et prendre le point le premier.
Dans le cas d'une fin de parcours, ceci se comprend pour conserver le gibier (surtout en gibier tiré) pour le couple suivant.
1 n'y avait rien. Retour aux juges. Je laisse bien sûr à mon concurrent le soin de décider s'il veut contrôler, ce qu'un juge peut exiger, puis c'est le coup de trompette final.
JE DOIS RAPPELER MON CHIEN IMMEDIATEMENT ?
JE PEUX ATTENDRE QU'IL REPASSE DEVANT MOI ?
Avant de donner le coup de trompette final, le juge s'assure (normalement) que le chien classé revient. Si ce n'était pas le cas, le chien a le droit de terminer son lacet, mais doit impérativement rentrer lorsqu'il repasse devant son conducteur, ne pas hésiter donc quand les chiens ont un peu ouvert à anticiper en courant en avant pour être au plus près lorsqu'il va repasser, et attirer son attention par son déplacement expliqué en début de sujet. Combien de fin de parcours ou de barrages perdus par manque d'anticipation pour raccrocher !
La conduite en couple nécessite donc une attention de tous les instants et une analyse immédiate des décisions à prendre. Un regard dans les trois dimensions: son chien, celui de son concurrent et son conducteur afin de garder le souci de se repositionner à ses côtés après chaque intervention, voire une analyse des réactions du jury selon la « tournure» du parcours.
Lorsque tous les paramètres sont réunis: qualité des chiens et des présentations, jury motivé et compétent, elle procure à tous ceux qui y ont goûté et la chance d'y avoir un jour gagné, une plénitude de sensations que jamais le solo ne peut égaler.
La manière dont un concurrent se comporte dans cette discipline est toujours significative d'une bonne partie de sa personnalité. Souvenez-vous-en ! Et... bonne chance.
Daniel PROVOST
dimanche 12 décembre 2010
Chiots d'Anaïs et d'Ultra
mercredi 31 mars 2010
CHAMPIONNAT DU MONDE 2010
Elle est belle, cette équipe!

2 fils d'Ultra sont venus
de Belgique pour l'encourager


Il ne faisait pas très beau...
Nettoyage après le parcours
L'attente
Le départ pour les Championnats
-CHAMPION TRAVAIL GIBIER SAUVAGE.
-CHAMPION INTERNATIONAL DE TRAVAIL.
-CHAMPION INTERNATIONAL BEAUTE/TRAVAIL.
-CHAMPION INTERNATIONAL DE BEAUTE.
ULTRA je te remercie pour les grands moments de bonheur que tu m’as donné, aussi bien sur le terrain de compétition, mais également à la chasse et à la maison.
ULTRA est, qu’on le veuille ou non, entré dans le cercle très fermé des CRACKS qui auront marqué l’histoire du BRAQUE ALLEMAND.
Jean-Marc VIEL
de Belgique pour l'encourager



Il ne faisait pas très beau...
Nettoyage après le parcours
L'attente
Le départ pour les Championnats
et la FRANCE CHAMPIONNE DU MONDE par équipe.
31 janvier : Début des entrainements. Ultra, l’amener au mieux de sa forme pour les objectifs prévus. Ensemble, nous avons passé d’excellents moments à la chasse, grands moments de détente, maintenant il faut se préparer pour les compétitions qui nous attendent.
Ultra comme les années précédentes démarre sur un rythme nonchalant, il a l’habitude et sait qu’il n’aura pas le plaisir d’aller chercher le gibier tué à son arrêt, je ne suis pas inquiet.
Le samedi 6 février, je lâche Ultra dans la plaine de Caen, son allure n’est pas très rapide et Catherine qui est avec moi me fait remarquer qu’il ne pose pas bien sa patte arrière droite, j’insiste et au bout de dix minutes, le chien court sur trois pattes. Je vérifie ses coussinets, rien, entre les doigts, rien, lorsque je bouge la patte, il a mal. Je rentre le chien en me disant, ce ne doit pas être grand chose, demain tout devrait rentrer dans l’ordre.
Le lendemain je suis obligé d’arrêter rapidement, il boite toujours.
Lundi 8 direction le vétérinaire, celui-ci voit simplement une plaie au niveau de l’articulation, cette plaie, me dit il, peut engendrer une infection au niveau de l’articulation. Anti-inflammatoire, antibiotique et 15 jours de repos sont nécessaires. Je connais Ultra et j’ai peur d’être juste au niveau de sa préparation.
Les 15 jours sont passés, nous reprenons notre travail. Il fait froid, les vents sont au Nord ou à l’Est et les chiens sont comme nous, ils n’apprécient pas trop ce temps. Seul point positif, Ultra ne boite plus.
Les sorties se succèdent et le chien n’est pas terrible, il prend du terrain mais il lui manque l’envie, j’ai l’impression que sa motivation n’est plus là, il court simplement pour me faire plaisir. En a-t-il marre de la compétition ??
Les semaines passent et je perds espoir, je ne crois pas qu’Ultra soit capable de se présenter à la sélection. Aujourd’hui j’ai honte d’avoir manqué de confiance en mon ami, lui qui a toujours été présent dans les grandes occasions, lui qui m’a toujours fait plaisir, lui qui m’a tellement prouvé son amitié, moi je ne crois plus en lui …
Le dimanche précédent la sélection aux Championnats du Monde je termine le parcours d’Ultra dans la plaine, Catherine et Jean-Noël (le naisseur d’Ultra) sont là, je leur dis qu’il faudrait plutôt déclarer forfait. Ils ne sont pas d’accord avec moi, Jean-Noël me dit «Ultra va se rendre compte de l’évènement, il est capable du meilleur ».
Ce 14 mars sur la route qui nous conduit pour la sélection, je suis, pour une fois, assez calme, par contre je n’ai jamais vu Catherine stresser autant pour le chien. Nous rejoignons tout le monde.
19 Braques vont se présenter en espérant avoir leur billet pour les Championnats du Monde de printemps 2010 des Braques Allemands.
C’est notre tour. Je sors Ultra de la voiture, mes mêmes habitudes, ma petite bouteille d’eau dans la poche, une petite gorgée dans la gueule de mon complice. Nous sommes maintenant devant nos sélectionneurs : Maurice DUVAL DESTIN et Jean-François MAILLET.
J’enlève la laisse et envoie le chien côté gauche. Incroyable, Jean-Noël avait raison, Ultra a tout compris, dès le démarrage il n’est plus comme à l’entraînement, il se met en place sur le terrain l’allure est excellente ainsi que l’ouverture des lacets. Sur la droite une parcelle de terrain en labour léger qu’il franchit à chaque lacet. Il balance de gauche à droite. Il me semble quêter depuis environ 10 minutes lorsque nous approchons d’un labour et le chien remonte une émanation, entre dans le labour et se met à l’arrêt. Je le rejoins et fait couler, rien, je raccroche n‘ayant pas vu le lièvre qui se défilait devant, les juges heureusement l’on vu.
Je pense qu’ils vont arrêter là le parcours, mais me font relancer, certainement pour voir quelle réaction va avoir Ultra sur les émanations du lièvre.
Le chien est relâché en passant à l’endroit où le lièvre était, il baisse légèrement la tête puis la redresse et continue son lacet. Au retour, il passe imperturbable sans s’occuper des odeurs. Les juges arrêtent là le parcours.
Je retourne à la voiture en caressant Ultra et en m’excusant du manque de confiance que j’ai eu. Je retrouve Catherine qui comme moi n’en revient pas.
Après avoir vu tous les concurrents, les juges nous annoncent le nom des sélectionnés.
Maurice DUVAL DESTIN nous dit avoir assisté à une sélection de très haut niveau et qu’avec Jean-François MAILLET ils sont en parfait accord pour envoyer aux championnats du Monde afin de représenter la France : B’VASCO propriétaire team VESSELLA conducteur Laurent VEYSSIERE , ULTRA de la Vallée des Dunes propriétaires et conducteur Jean-Marc VIEL, VANILLE du Pied du Mont propriétaire Raymond GARCIA conducteur André FUSILLIER , ARTUS du Clos des Morandes propriétaire monsieur et madame LOYER conducteur Francis MAUDET et remplaçant VOSS du Pied du Mont à monsieur et madame GONDOLFO conducteur André FUSILLIER .
En 2009 j’étais frustré de ne pouvoir présenter Ultra à la sélection, celle-ci ayant été faite en Andalousie très tôt dans la saison, ce que je trouve anormal, la sélection de l’équipe Française doit se faire en France.
A l’étranger, cela pénalise beaucoup les amateurs en activité professionnelle dressant et présentant leur chien. Impossible pour la majorité de préparer et d’effectuer le voyage pour une sélection.
26 mars
Nous sommes à VESIGNEUL SUR MARNE (51) pour les championnats du Monde 2010 des Braques Allemands. Le challenge est important : ULTRA remet en jeu son titre 2008 gagné en REPUBLIQUE TCHEQUE.
Ultra va finir sa carrière de compétition après l’Open de France, et bien qu’après cette sélection le contrat est déjà bien rempli, la gagne ne peut pas s’empêcher de trotter dans ma tête.
Cà y est nous entrons en compétition et je sens le couple chien homme bien soudé et cette envie de gagner monte en moi, la confiance en Ultra est revenue, je suis sûr maintenant qu’il comprend tout, il m’a déjà pardonné le fait de n’avoir pas cru en lui à la sélection, il connaît nos faiblesses à nous, pauvres humains qui nous croyons supérieurs.
12 nations sont représentées, après les hymnes qui nous font prendre encore plus conscience de la confiance que nous ont donnée les sélectionneurs pour représenter notre pays. Je la trouve très belle cette équipe, les 4 chiens qui vont concourir sont capables de gagner.
Nous partons maintenant sur le terrain, Ultra est en 2ème position terrain B à COOLUS. Nous avons comme juges messieurs NIANOS (Grèce) DUTA (Roumanie) et SANCHEZ (France).
Le premier concurrent est passé, il n’a pas fait très longtemps, son chien s’est tapé et est sorti de main en balayant le terrain que nous allons avoir.
Nous nous présentons devant les juges.
Le terrain est vallonné, nous sommes dans un trèfle, la plaine est dégagée, sur notre gauche en bas une haie et de l’autre côté un blé. Si j’étais perdreau, c’est par là que je serais, c’est plus protégé du vent qui souffle aujourd’hui. Il fait environ 12 degrés.
Je lâche Ultra, son démarrage est très bien, sur la gauche, il arrête, je vais le servir, rien, les perdreaux du concurrent précédent devaient être là.
Je reviens aux juges qui me signalent que c’était dans la minute. Le chien reprend sa quête avec un passage où son port de tête baisse un peu, perturbé par une odeur de lièvre. Il continue son parcours, je vois un lièvre sur sa droite, je ne bronche pas. Sur un lacet à droite, sur une butte, il ne me parait pas loin, le juge Roumain qui est sur ma gauche me dit de rappeler, un coup de sifflet, il tourne.
J’appuie à gauche, le concurrent précédent a battu la plaine par là et je n’imagine pas de perdreaux trainer dans cette grande étendue en plein vent. J’ai hâte de faire passer Ultra à gauche de l’autre côté de la haie. J’indique la direction gauche dans laquelle mon compagnon se dirige, un petit chemin qu’il traverse puis la haie et il descend dans le blé en contre bas.
Voilà, nous sommes bien dans ce vert qu’il bat en rejoignant à chaque lacet la haie qui est maintenant sur sa droite. C’est un peu casse gueule avec le vent qui souffle légèrement de la gauche, j’ai peur que les perdreaux soient collés à la haie.
Je crains que les juges cornent la fin du parcours. J’aperçois devant une bordure avec une toute petite haie d’arbustes de 30 cm de haut. Ultra a vu également cette bordure et il connaît l’endroit favori des perdreaux, sur son lacet à gauche, il fait une grande ouverture en prenant des risques pour passer à une vingtaine de mètres de la bordure et se fige dans cet arrêt caractéristique de sa race.J’arrive à lui, fait couler, un couple de perdreaux gicle derrière la haie, je tire raccroche et reviens aux juges qui me signalent la fin du temps.
Je reviens à Catherine et mon copain Gianni qui suivaient de loin le parcours, ils abordent un grand sourire, je suis très content également, mais je leur annonce que je ne sens pas le CACT à cause des petites imperfections qui ne seront pas pardonnées aux championnats du Monde.
Le soir aux résultats Ultra fait un deuxième excellent. B ‘Vasco ayant fait un 1er Excellent, la France est en tête avec 2 chiens à l’excellent. Il n’y a aucun CACT.
27 mars
Mes juges sont messieurs PASSINI (Italie) SRUK (Croatie) SANCHEZ (France)
Ultra est en 3ème position terrain A à COOLUS.
Nous passons dans un superbe terrain incurvé avec une haie sur la droite.
Il pleut, il y a du vent, il ne fait pas chaud, les perdreaux vont être sur le pied de guerre.
Avant de partir un lièvre quitte son gîte devant nous.
Je lâche Ultra qui dans la minute prend une pose d’arrêt certainement où le lièvre vient de passer. Je relance, le chien balance bien de gauche à droite en explorant bien le bord de la haie. Il va faire deux poses d’arrêt. La première je ne vois rien ainsi que les deux juges étrangers. Le guide et monsieur SANCHEZ voient des perdreaux loin devant. La deuxième pose sera dans la direction où Ultra va ensuite arrêter les perdreaux. Aux résultats ses poses d’arrêt nous conduiront au 1er TB. Aucun chien n’obtiendra d’excellent. Les autres chiens Français ne sont pas classés mais aux nombre de points, la France est déclarée CHAMPIONNE DU MONDE PAR EQUIPE. Le titre de champion individuel n’est pas décerné mais ULTRA ayant le plus de points est déclaré VAINQUEUR DES CHAMPIONNATS DU MONDE 2010.
C’est le bonheur, la Marseillaise va encore retentir.
Un grand merci à Maurice DUVAL DESTIN et Jean-François MAILLET les sélectionneurs qui ont fait confiance à ULTRA, confiance qu’ULTRA n’aura pas trahie.
Encore un grand moment de bonheur avec Catherine et les copains qui aiment ULTRA.
ULTRA A REMIS SON TITRE EN JEU ET IL N’A PAS ETE VAINCU. Aucun Braque Allemand n’a réussi cet exploit.
Je n’ai jamais eu l’habitude, comme beaucoup le font même avec des chiens qui ne feront pas grand-chose dans leur carrière, de vanter mes chiens, mais aujourd’hui je me lâche.
Citez-moi un autre Braque Allemand qui a eu ou a ces titres obtenus par ULTRA :
-CHAMPION DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2008 INDIVIDUEL.
- CHAMPION DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2008 PAR EQUIPE.
-VAINQUEUR DES CHAMPIONNATS DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2010 INDIVIDUEL.
- CHAMPION DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2010 PAR EQUIPE.
-CHAMPION TRAVAIL FIELD TRIALS PRINTEMPS.
-CHAMPION TRAVAIL FIELD TRIALS AUTOMNE.
31 janvier : Début des entrainements. Ultra, l’amener au mieux de sa forme pour les objectifs prévus. Ensemble, nous avons passé d’excellents moments à la chasse, grands moments de détente, maintenant il faut se préparer pour les compétitions qui nous attendent.
Ultra comme les années précédentes démarre sur un rythme nonchalant, il a l’habitude et sait qu’il n’aura pas le plaisir d’aller chercher le gibier tué à son arrêt, je ne suis pas inquiet.
Le samedi 6 février, je lâche Ultra dans la plaine de Caen, son allure n’est pas très rapide et Catherine qui est avec moi me fait remarquer qu’il ne pose pas bien sa patte arrière droite, j’insiste et au bout de dix minutes, le chien court sur trois pattes. Je vérifie ses coussinets, rien, entre les doigts, rien, lorsque je bouge la patte, il a mal. Je rentre le chien en me disant, ce ne doit pas être grand chose, demain tout devrait rentrer dans l’ordre.
Le lendemain je suis obligé d’arrêter rapidement, il boite toujours.
Lundi 8 direction le vétérinaire, celui-ci voit simplement une plaie au niveau de l’articulation, cette plaie, me dit il, peut engendrer une infection au niveau de l’articulation. Anti-inflammatoire, antibiotique et 15 jours de repos sont nécessaires. Je connais Ultra et j’ai peur d’être juste au niveau de sa préparation.
Les 15 jours sont passés, nous reprenons notre travail. Il fait froid, les vents sont au Nord ou à l’Est et les chiens sont comme nous, ils n’apprécient pas trop ce temps. Seul point positif, Ultra ne boite plus.
Les sorties se succèdent et le chien n’est pas terrible, il prend du terrain mais il lui manque l’envie, j’ai l’impression que sa motivation n’est plus là, il court simplement pour me faire plaisir. En a-t-il marre de la compétition ??
Les semaines passent et je perds espoir, je ne crois pas qu’Ultra soit capable de se présenter à la sélection. Aujourd’hui j’ai honte d’avoir manqué de confiance en mon ami, lui qui a toujours été présent dans les grandes occasions, lui qui m’a toujours fait plaisir, lui qui m’a tellement prouvé son amitié, moi je ne crois plus en lui …
Le dimanche précédent la sélection aux Championnats du Monde je termine le parcours d’Ultra dans la plaine, Catherine et Jean-Noël (le naisseur d’Ultra) sont là, je leur dis qu’il faudrait plutôt déclarer forfait. Ils ne sont pas d’accord avec moi, Jean-Noël me dit «Ultra va se rendre compte de l’évènement, il est capable du meilleur ».
Ce 14 mars sur la route qui nous conduit pour la sélection, je suis, pour une fois, assez calme, par contre je n’ai jamais vu Catherine stresser autant pour le chien. Nous rejoignons tout le monde.
19 Braques vont se présenter en espérant avoir leur billet pour les Championnats du Monde de printemps 2010 des Braques Allemands.
C’est notre tour. Je sors Ultra de la voiture, mes mêmes habitudes, ma petite bouteille d’eau dans la poche, une petite gorgée dans la gueule de mon complice. Nous sommes maintenant devant nos sélectionneurs : Maurice DUVAL DESTIN et Jean-François MAILLET.
J’enlève la laisse et envoie le chien côté gauche. Incroyable, Jean-Noël avait raison, Ultra a tout compris, dès le démarrage il n’est plus comme à l’entraînement, il se met en place sur le terrain l’allure est excellente ainsi que l’ouverture des lacets. Sur la droite une parcelle de terrain en labour léger qu’il franchit à chaque lacet. Il balance de gauche à droite. Il me semble quêter depuis environ 10 minutes lorsque nous approchons d’un labour et le chien remonte une émanation, entre dans le labour et se met à l’arrêt. Je le rejoins et fait couler, rien, je raccroche n‘ayant pas vu le lièvre qui se défilait devant, les juges heureusement l’on vu.
Je pense qu’ils vont arrêter là le parcours, mais me font relancer, certainement pour voir quelle réaction va avoir Ultra sur les émanations du lièvre.
Le chien est relâché en passant à l’endroit où le lièvre était, il baisse légèrement la tête puis la redresse et continue son lacet. Au retour, il passe imperturbable sans s’occuper des odeurs. Les juges arrêtent là le parcours.
Je retourne à la voiture en caressant Ultra et en m’excusant du manque de confiance que j’ai eu. Je retrouve Catherine qui comme moi n’en revient pas.
Après avoir vu tous les concurrents, les juges nous annoncent le nom des sélectionnés.
Maurice DUVAL DESTIN nous dit avoir assisté à une sélection de très haut niveau et qu’avec Jean-François MAILLET ils sont en parfait accord pour envoyer aux championnats du Monde afin de représenter la France : B’VASCO propriétaire team VESSELLA conducteur Laurent VEYSSIERE , ULTRA de la Vallée des Dunes propriétaires et conducteur Jean-Marc VIEL, VANILLE du Pied du Mont propriétaire Raymond GARCIA conducteur André FUSILLIER , ARTUS du Clos des Morandes propriétaire monsieur et madame LOYER conducteur Francis MAUDET et remplaçant VOSS du Pied du Mont à monsieur et madame GONDOLFO conducteur André FUSILLIER .
En 2009 j’étais frustré de ne pouvoir présenter Ultra à la sélection, celle-ci ayant été faite en Andalousie très tôt dans la saison, ce que je trouve anormal, la sélection de l’équipe Française doit se faire en France.
A l’étranger, cela pénalise beaucoup les amateurs en activité professionnelle dressant et présentant leur chien. Impossible pour la majorité de préparer et d’effectuer le voyage pour une sélection.
26 mars
Nous sommes à VESIGNEUL SUR MARNE (51) pour les championnats du Monde 2010 des Braques Allemands. Le challenge est important : ULTRA remet en jeu son titre 2008 gagné en REPUBLIQUE TCHEQUE.
Ultra va finir sa carrière de compétition après l’Open de France, et bien qu’après cette sélection le contrat est déjà bien rempli, la gagne ne peut pas s’empêcher de trotter dans ma tête.
Cà y est nous entrons en compétition et je sens le couple chien homme bien soudé et cette envie de gagner monte en moi, la confiance en Ultra est revenue, je suis sûr maintenant qu’il comprend tout, il m’a déjà pardonné le fait de n’avoir pas cru en lui à la sélection, il connaît nos faiblesses à nous, pauvres humains qui nous croyons supérieurs.
12 nations sont représentées, après les hymnes qui nous font prendre encore plus conscience de la confiance que nous ont donnée les sélectionneurs pour représenter notre pays. Je la trouve très belle cette équipe, les 4 chiens qui vont concourir sont capables de gagner.
Nous partons maintenant sur le terrain, Ultra est en 2ème position terrain B à COOLUS. Nous avons comme juges messieurs NIANOS (Grèce) DUTA (Roumanie) et SANCHEZ (France).
Le premier concurrent est passé, il n’a pas fait très longtemps, son chien s’est tapé et est sorti de main en balayant le terrain que nous allons avoir.
Nous nous présentons devant les juges.
Le terrain est vallonné, nous sommes dans un trèfle, la plaine est dégagée, sur notre gauche en bas une haie et de l’autre côté un blé. Si j’étais perdreau, c’est par là que je serais, c’est plus protégé du vent qui souffle aujourd’hui. Il fait environ 12 degrés.
Je lâche Ultra, son démarrage est très bien, sur la gauche, il arrête, je vais le servir, rien, les perdreaux du concurrent précédent devaient être là.
Je reviens aux juges qui me signalent que c’était dans la minute. Le chien reprend sa quête avec un passage où son port de tête baisse un peu, perturbé par une odeur de lièvre. Il continue son parcours, je vois un lièvre sur sa droite, je ne bronche pas. Sur un lacet à droite, sur une butte, il ne me parait pas loin, le juge Roumain qui est sur ma gauche me dit de rappeler, un coup de sifflet, il tourne.
J’appuie à gauche, le concurrent précédent a battu la plaine par là et je n’imagine pas de perdreaux trainer dans cette grande étendue en plein vent. J’ai hâte de faire passer Ultra à gauche de l’autre côté de la haie. J’indique la direction gauche dans laquelle mon compagnon se dirige, un petit chemin qu’il traverse puis la haie et il descend dans le blé en contre bas.
Voilà, nous sommes bien dans ce vert qu’il bat en rejoignant à chaque lacet la haie qui est maintenant sur sa droite. C’est un peu casse gueule avec le vent qui souffle légèrement de la gauche, j’ai peur que les perdreaux soient collés à la haie.
Je crains que les juges cornent la fin du parcours. J’aperçois devant une bordure avec une toute petite haie d’arbustes de 30 cm de haut. Ultra a vu également cette bordure et il connaît l’endroit favori des perdreaux, sur son lacet à gauche, il fait une grande ouverture en prenant des risques pour passer à une vingtaine de mètres de la bordure et se fige dans cet arrêt caractéristique de sa race.J’arrive à lui, fait couler, un couple de perdreaux gicle derrière la haie, je tire raccroche et reviens aux juges qui me signalent la fin du temps.
Je reviens à Catherine et mon copain Gianni qui suivaient de loin le parcours, ils abordent un grand sourire, je suis très content également, mais je leur annonce que je ne sens pas le CACT à cause des petites imperfections qui ne seront pas pardonnées aux championnats du Monde.
Le soir aux résultats Ultra fait un deuxième excellent. B ‘Vasco ayant fait un 1er Excellent, la France est en tête avec 2 chiens à l’excellent. Il n’y a aucun CACT.
27 mars
Mes juges sont messieurs PASSINI (Italie) SRUK (Croatie) SANCHEZ (France)
Ultra est en 3ème position terrain A à COOLUS.
Nous passons dans un superbe terrain incurvé avec une haie sur la droite.
Il pleut, il y a du vent, il ne fait pas chaud, les perdreaux vont être sur le pied de guerre.
Avant de partir un lièvre quitte son gîte devant nous.
Je lâche Ultra qui dans la minute prend une pose d’arrêt certainement où le lièvre vient de passer. Je relance, le chien balance bien de gauche à droite en explorant bien le bord de la haie. Il va faire deux poses d’arrêt. La première je ne vois rien ainsi que les deux juges étrangers. Le guide et monsieur SANCHEZ voient des perdreaux loin devant. La deuxième pose sera dans la direction où Ultra va ensuite arrêter les perdreaux. Aux résultats ses poses d’arrêt nous conduiront au 1er TB. Aucun chien n’obtiendra d’excellent. Les autres chiens Français ne sont pas classés mais aux nombre de points, la France est déclarée CHAMPIONNE DU MONDE PAR EQUIPE. Le titre de champion individuel n’est pas décerné mais ULTRA ayant le plus de points est déclaré VAINQUEUR DES CHAMPIONNATS DU MONDE 2010.
C’est le bonheur, la Marseillaise va encore retentir.
Un grand merci à Maurice DUVAL DESTIN et Jean-François MAILLET les sélectionneurs qui ont fait confiance à ULTRA, confiance qu’ULTRA n’aura pas trahie.
Encore un grand moment de bonheur avec Catherine et les copains qui aiment ULTRA.
ULTRA A REMIS SON TITRE EN JEU ET IL N’A PAS ETE VAINCU. Aucun Braque Allemand n’a réussi cet exploit.
Je n’ai jamais eu l’habitude, comme beaucoup le font même avec des chiens qui ne feront pas grand-chose dans leur carrière, de vanter mes chiens, mais aujourd’hui je me lâche.
Citez-moi un autre Braque Allemand qui a eu ou a ces titres obtenus par ULTRA :
-CHAMPION DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2008 INDIVIDUEL.
- CHAMPION DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2008 PAR EQUIPE.
-VAINQUEUR DES CHAMPIONNATS DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2010 INDIVIDUEL.
- CHAMPION DU MONDE DE PRINTEMPS BRAQUES ALLEMANDS 2010 PAR EQUIPE.
-CHAMPION TRAVAIL FIELD TRIALS PRINTEMPS.
-CHAMPION TRAVAIL FIELD TRIALS AUTOMNE.
-CHAMPION DE TRAVAIL.
-CHAMPION TRAVAIL GIBIER SAUVAGE.
-CHAMPION INTERNATIONAL DE TRAVAIL.
-CHAMPION INTERNATIONAL BEAUTE/TRAVAIL.
-CHAMPION INTERNATIONAL DE BEAUTE.
ULTRA je te remercie pour les grands moments de bonheur que tu m’as donné, aussi bien sur le terrain de compétition, mais également à la chasse et à la maison.
ULTRA est, qu’on le veuille ou non, entré dans le cercle très fermé des CRACKS qui auront marqué l’histoire du BRAQUE ALLEMAND.
Jean-Marc VIEL
dimanche 10 janvier 2010
La neige est là
Le marais
Les Courlis avec les
Elée et Dok
Le chenil

Les Courlis avec les vaches
Elée et Dok
Le chenil
« Le jour se lève, avec mes frères et sœurs nous avons très faim, depuis plusieurs jours il fait très froid et la neige recouvre le sol, nous n’avons pratiquement rien avalé. Nous survolons un marais, cet endroit tranquille où nous trouvons d’habitude de la nourriture, aujourd’hui tout est blanc, nous n’en pouvons plus, il faut manger pour survivre. Enfin en dessous de nous une grande mare sur laquelle nous apercevons d’autres canards, nous allons pouvoir reprendre des forces. A toute vitesse, sans réfléchir nous nous posons au milieu des autres.
BOUM ! BOUM ! Ces 2 bruits énormes me font décoller aussitôt. Mes frères et sœurs ne suivent pas, un coup d’œil sur la mare, ils ne bougent plus. L’angoisse m’envahit, je suis seul maintenant. J’ai peur….»
Ce matin je suis allé au marais me promener et prendre des photos. J’ai vu des Courlis, un vol de sarcelles, une bécassine est passée très près de moi avec un vol qui ne lui ressemble pas, très lent, à la recherche d’un endroit pour manger.
J’entends tirer sur les mares de gabions. Je suis chasseur mais aujourd’hui, JE NE COMPRENDS PAS? L’idée de prendre un fusil ne me viendrait pas à l’idée, mais pourquoi tirer du gibier affaibli ????
BOUM ! BOUM ! Ces 2 bruits énormes me font décoller aussitôt. Mes frères et sœurs ne suivent pas, un coup d’œil sur la mare, ils ne bougent plus. L’angoisse m’envahit, je suis seul maintenant. J’ai peur….»
Ce matin je suis allé au marais me promener et prendre des photos. J’ai vu des Courlis, un vol de sarcelles, une bécassine est passée très près de moi avec un vol qui ne lui ressemble pas, très lent, à la recherche d’un endroit pour manger.
J’entends tirer sur les mares de gabions. Je suis chasseur mais aujourd’hui, JE NE COMPRENDS PAS? L’idée de prendre un fusil ne me viendrait pas à l’idée, mais pourquoi tirer du gibier affaibli ????
dimanche 20 décembre 2009
Fin des concours 2009
mardi 28 juillet 2009
Nouvelle recrue

Vivement les parties
de chasse.



Ultra à l'air très fier de
sa fille.

ELEE avec son père.

Arrivée à"la lande
de Mestry"

Ce week end nous sommes allés chez André et Myriam FUSILLIER à Liesle(25) chercher "ELEE du Pied du Mont", fille de la championne : de printemps, automne "Bonita du Pied du Mont" et du Champion: printemps, automne, international de travail, champion du monde des braques allemands printemps 2008 et international de beauté "Ultra de la Vallée des Dunes".
Le choix à été très difficile, les deux chiennes nous plaisaient (ainsi que les trois mâles d’ailleurs). C’est sur le chemin du retour que nous nous sommes aperçu que nous avions oubliés de prendre une photo de la portée.
Nous avons passés un excellent moment avec Myriam et André.
cathviel@free.fr
Le choix à été très difficile, les deux chiennes nous plaisaient (ainsi que les trois mâles d’ailleurs). C’est sur le chemin du retour que nous nous sommes aperçu que nous avions oubliés de prendre une photo de la portée.
Nous avons passés un excellent moment avec Myriam et André.
cathviel@free.fr
dimanche 19 juillet 2009
vendredi 20 février 2009
Entrainement
Au fond CAEN

Dok

Dok

Ultra

Antilles

Antilles en plein vole.

Départ pour l'entrainement
à gauche Ultra Uria
à droite Antilles Dok

Un point sur l'entraînement à ce jour.
Ultra fait d'excellents parcours, seul problème je n'ai pas encore eu la possibilité de faire des parcours en couple.
Antilles a compris la sagesse à l'envol et au feu, par contre elle fait maintenant quelques faux arrêts, il faut qu'elle digère le dressage. Comme Ultra elle n'a pas eu l'occasion de faire des parcours en couple.
Dok va avoir 9 mois, il à rencontré ses premiers perdreaux sauvages. Il a du nez, le galop est correct, le port de tête est bon pour le moment, j'aimerai plus de passion face au gibier.
Uria sert de moniteur à Dok, j'alterne les parcours de Dok seul et avec sa mère.
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